06 novembre 2005
Mtf Corp. et môsieur le Préfet
Bonjour mes chéris,
J'ai reçu une lettre de notre cher Préfet qui atteste avoir enregistré la création de la "méga teuf fanfaresque corporation", san broncher sur le nom; c'est rigolo de voir ça sur une lettre officielle. Donc voilà, maintenant plus rien ne pourra nous arrêter, la machine à boulets est lancée.
Merci aux membres du bureau de s'occuper de l'organisation de ce WE, ça m'a l'air de bien s'arranger. Maël ma dear secrétaire je reçois tous tes messages mais je ne sais jamais à quel numéro te rappeler. Saches que j'apprécie beaucoup d'être tenu au jour le jour du déroulement des événements.
En ce qui me concerne, je ne sais finalement pas si j'arrive le jeudi ou le vendredi, étant peut-être retenue pour quelque mission diplomatique de représentation simonnesque (private joke entre Simonneau). Je vous tiens au courant. Mais en tous les cas je souhaite jouer avec vous, et aussi organiser des réunions, parce qu'une présidente ça sert à ça finalement, boire des pots, signer des papiers et organiser des réunions...Donc voilà. Ben...c'est bien tout ça....Bon ben...si ya plus rien à ajouter...bon ben...ben moi jvous dis bonsoir et à très très bientôt!!
11 septembre 2005
D'où qu'c'est parti...
En fait, si on devait raconter l'histoire de la méga teuf fanfaresque, et ben, ... on commencerait par là : le mail fondateur.
"Salut les Amibes !
Tir pégrou pour cécommen à talker about d'un quetru dont j'ai jàdé kétal à quèqu'zuns. Voilà ce de quoi que dont il s'agit(e) :
L'écran s'ouvre sur du blanc scintillant. Apparaissent des caractères et on reconnaît un écran d'ordinateur alors que la caméra continue de s'éloigner, englobant progressivement dans son champ un bureau, puis un clavier, des mains qui s'activent dessus. Une voix intérieure lit le message au fur et à mesure qu'il s'affiche :
"Mes chers amis, souvenez-vous, il y a une semaine passée, ces deux jours que nous passâmes à Saint-Michel-Chef-Chef pour les vingt ans de Balthazar..."
Le bureau et l'écran s'effacent alors, dans un fondu enchaîné, pour laisser place à ce qu'on devine être un flash-back : on ouvre la porte derrière laquelle sont attablés une trentaine de personnes qui poussent un "Aaaaaaaah" amusé en voyant arriver ce nouveau groupe. Le groupe des jeunes, des copains de celui que l'on fête aujourd'hui.
On se retrouve alors debout, un verre à la main, piochant des cacahuètes tout en racontant des conneries à ceux qui ont le malheur de passer auprès ! Tout le monde semble énervé. On rit, on chante, on danse, on se chahute sans attendre !
Assis, serrés sur les quelques tables encore libres, on mange, ou plutôt on dévore, tous aussi affamés qu'impatients de faire la fête !
Une piste de danse se dégage. La musique se libère, les jambes aussi.
Un escalier à l'extérieur. Quelques joints passent de mains en mains.
Les danseurs font une pause. C'est le moment ou jamais de prendre d'assaut l'espace ainsi libéré ! Les instruments se montent. Batterie, guitares, basse, clarinettes, saxophones, trompettes. On fait circuler quelques partitions, on se rappelle rapidement les structures. Une chanteuse ! Il faut une chanteuse ! Embauchée ! Un chef ! Il faut un chef ! Balthazar ? Excellente idée ! Trois. Quatre. C'est parti ! La première ne sera pas la bonne. On se perd dans les partitions, la grille, les paroles. Le chef arrête tout ce monde, donne quelques explications. On y retourne.
Tout le monde joue. Pas très en place, mais on se fait plaisir. Tombé du ciel, puis Il a neigé sur Yesterday et Take me one again first, le célèbrissime tube qu'on entend sur toutes les radios en ce moment, particulièrement sur WKDO !
Pendant qu'on sert le gâteau, la maman entame un long et émouvant discours, riche en détails croustillants sur la vie de Balthazar ! Saviez-vous, par exemple, que, enfant, il adorait les rond-points ?!
On va se coucher.
On se lève. Il est... midi ? C'est l'heure idéale pour une petite tranche de pâté avec un verre de rouge ! Peut-être une petite tartine de pain avec du nutella avant. Un petit pétard ? Si t'insistes !
Réapparaît l'écran sur le bureau. Une main écrase une cigarette dans un cendrier apparu entre le clavier et l'écran. L'air vibre au son d'un bandonéon. La musique, appaisante et torturée à la fois, de Piazzola relance les doigts qui reprennent leur activité.
"Depuis le temps que nous nous amusons, lors de nos soirées, à nous gratifier les uns les autres de mini-concerts consacrés qui au départ d'un tel qui à l'anniversaire de tel autre..."
Le bureau disparaît de nouveau pour laisser place à une maison silencieuse. On ouvre une porte vitrée. Trois. Quatre. C'est parti. La fanfare résonne dans la pièce de la joie de se retrouver, de la peine de se quitter, mais surtout de jouer ensemble.
Une autre scène. Dans la même maison. On chante, "Love is all", tandis que la fanfare, reconstituée pour l'occasion, fait vibrer de ses accords les amitiés, les amours qui s'étaient réunis ce soir-là.
Autre maison. Un piano mime, une voix parodie. Ca sent la bonne humeur. On monte des instruments, un choeur s'apprête. Bien des souvenirs circulent dans la chanson qu'on a inventé. Cuba, Lezay, Ranrouët,...
"Ne serait-il pas agréable de renouveler l'expérience, tous ensemble, de façon plus organisée... et plus délirante à la fois ?"
On se retrouve à nouveau dans la salle où se déroulait la première fête, l'anniversaire de Balthazar, éclairée par le jour, avec, dans un coin, un groupe de personnes en train de boire et de rire, et, de l'autre côté, quatre joueurs de belote, tandis qu'à travers la fenêtre, on aperçoit un autre groupe en train de jouer au foot. Sous un préau, une dizaine de musiciens jouent, un pupitre devant chacun. La caméra parcourt le terrain, dénichant quelques fumeurs cachés alors que la musique résonne toujours autour d'eux. Un peu plus loin, des trompettistes répètent, isolés du groupe pour mieux détailler leur travail. On monte les escaliers. Derrière une porte, des cris. On frappe. "Balthus, quand t'auras fini, on répète avec le quatuor."
Le soir. Tous ensemble, autour d'une immense table. "- Le village se réveille. Bastien nous quitte malheureusement. - Putain, ça fait chier, c'est toujours moi qu'on tue au premier tour. - Bastien était le Chasseur. Il emporte quelqu'un avec lui dans sa mort. - Ouais bah, tiens, puisque c'est comme ça, j'emmène Adèle avec moi ! - Petit coquin !" Tout le monde rit. Adèle est rouge. Elle s'énerve : "Oh ! C'est bon là !". Elle rit. "Les chambres sont à l'étage." "Comment on dit 'allez vous faire foutre' en tchèque ?" "Aïe" Une capsule a volé. Simon et Julien complètement raides jouent aux caps parce qu'il y a trop de monde pour pouvoir tous jouer au loup-garou ! "Burps". Julien se lève et titube vers la porte. On l'entend vomir. Les autres sont morts de rire. Balthazar et Simon chantent "Galette ! Tch Tch Tch ! Galette ! Tch Tch Tch !". Julien revient, pâle, et dit, en ouvrant une autre bière : "Ca, c'est fait !".
"Je pensais qu'on aurait pu se louer, pour deux ou trois jours, à la fin de l'été, une grande salle comme celle qu'on a utilisée pour les vingt ans de Balthus. Musique le jour, fête la nuit, et pour clôre le séjour, un méga concert avec tout ce qu'on a répété ! Qu'en dîtes-vous, mes bons amis ? Je lance l'idée. Si on est assez nombreux ça peut revenir pas trop cher. Réfléchissez-y, et dîtes-moi si ça vous intéresse et quand vous pourriez. A très bientôt !"
Ecran noir. Fin. Liste des acteurs par ordre alphabétique. Liste des techniciens. Liste des musiques et j'sais pas trop quoi encore. Copyright c avec le petit rond que j'ai pas sur mon clavier 2005.
J'avais envie de vous envoyer la proposition sous forme de film, mais, vu que j'ai pas de caméra, c'était chaud. Alors... j'ai tapé le film. Et le caméraman aussi, pour me passer les nerfs. Ca détend. Allez ! A l'approche-aine !
Julien
P.S. : on pourrait aussi ramener des ordinateurs à la Méga Enormous The Big One Apple Potatoes Musicalo-spirituoso-droguo Teuf et on pourrait faire le site leboulet.com. Et pis on pourrait amener des légos et qu'on f'rait des maisons grandes comme la Tour Eiffel en modèle réduit, et qu'on pourrait dire qu'on f'rait une ville et que je serais le chef de la ville... comment ça s'appelle... euh le maire. Ou que j's'rais le président de la République, comme ça, je pourrai voler tout le monde sans me faire gronder !"
Bon... bah... euh... voilà.
10 septembre 2005
le bois joubert
En fait, si on devait raconter l'histoire de la méga teuf fanfaresque, et ben, ... on commencerait pas par là. déjà.
Nan, en fait le bois joubert, ce n'est que l'acte de naissance, que dis-je, la réalisation, la croncrétisation de la méga truc machin... en fait... ben... en fait, ça ne se raconte pas. hihihi!